Smictom ou la bonne conscience

Comme jadis l’église vendait des indulgences, nos super managers on inventé le commerce de la bonne conscience.
On nous vante les mérites du tri, culpabilise ceux qui ne s’y soumettent pas et en arrière-plan c’est une toute autre réalité qui se profile.
Pas que je ne conteste le tri en soi, mais faire croire que c’est “LA” solution est un mensonge éhonté et coupable.
Que cela soit par ignorance ou par pur intérêt le procédé n’en est pas moins qu’une vaste entreprise de lavage de cerveau pour nous faire croire que la société s’occupe des problèmes environnementaux.
Allez donc ramener votre plastique bien trié à la déchetterie, on vous orientera bien gentiment vers la benne déchets “ultimes” ou “enfouissables”. Quels beaux noms pour dire l’échec du recyclage!
Quel progrès depuis ma tendre jeunesse où déjà l’on enfouissait.
Le meilleur tri c’est en amont qu’il faut le faire, c’est a dire qu’il faut se poser la question du bien fondé de notre production industrielle. Lorsque l’on décide de produire un objet en plastique, il serait judicieux de penser dès la pré-étude au devenir de l’objet en question en foin de vie. Or on se contente de créer une “écotaxe” de quelques centimes qui est sans commune mesure avec ce que coûtera le recyclage dudit objet, sinon à quoi servirait notre redevance ordures ménagères.
Non au lieu de faire peser sur la production de l’objet en question le prix de son cycle de vie on préfère se voiler la face en pensant que quelqu’un trouvera bien comment faire.

Alors je conclurais par “oui, TRIONS, mais ce que nous produisons” tout le reste n’est que procrastination!

La gestion de nos déchets serait-elle dictée par nos ordures?